Ma déclaration d’amour à Saint-Brieuc (chronique Radio Activ)

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Pour ma première chronique de l’année 2017, j’ai décidé de déclarer ma flamme à …. Saint-Brieuc ! Vous pouvez retrouver le fichier audio par ici. (à partir de 20 min 24). Rendez-vous dans quinze jours pour ma prochaine chronique.

 

Nous sommes le 4 janvier 2017, et comme le veut la tradition, c’est le temps des Happy New Year, des bonnes résolutions qu’on ne tient jamais (et croyez-moi, je suis plutôt championne dans ce domaine), des vœux d’amour, de santé, et des bisous dans le cou. Ben moi aujourd’hui, c’est à ma ville que je vais souhaiter une bonne année. Ouioui, vous m’avez bien entendue : à Saint-Brieuc, à Saint-Brok City, à Saint Brooklyn, à la Brioche, à San Brieg, à la cité des vallée, à Saint-Brok quoi. Car après tout, sans elle, ma chronique n’existerait pas. Élémentaire mon cher Louis Guilloux.

Alors voilà, Saint-Brieuc, en plus de te souhaiter une bonne et belle année, ben je vais te dire un autre truc : je t’aime, et crois moi, je n’ai pas la déclaration facile, alors tu sauras sûrement excuser mes maladresses, mais sois assurée de ma sincérité.

Saint-Brieuc je t’aime parce que tu n’es pas la ville où je souhaitais vivre. Pardon de te blesser mais tu n’es pas celle que j’attendais. A l’époque où j’étais jeune et folle, je rêvais de Tour Eiffel, de grands boulevards, de périphériques et de château de Versailles. Et v’là-t-y pas que je me retrouve là, chez toi, alors que moi j’avais rien demandé. Saint-Brieuc j’t’ai pas aimée. Du moins pas tout de suite ma belle. Tu étais trop grise, trop petite, trop plein de choses, mais en fait, tu étais tout simplement la ville où je ne voulais pas vivre. J’y suis restée 3 mois, 6 mois, un an, deux ans, cinq ans, et aujourd’hui, voilà bientôt 10 ans que j’arpente tes rues et tes vallées, que mon boulevard des Champs Élysées est devenu le Boulevard Clémenceau, que mon jardin de Versailles n’est autre que mon parc des Promenades, et que ma Tour Eiffel s’est transformée en Tour d’Armor, oui, Saint-Brieuc, je t’aime !

Je t’aime parce que comme moi tu es bourrée de contradictions. Je t’aime parce que tu n’es pas la plus belle, je t’aime parce que je ne comprend rien à tes double ronds-point, je t’aime parce que tu caches bien ton jeu. J’aime ta timidité, j’aime ton sens du risque, j’aime quand tu me fais perdre mes moyens.

Tu sais Saint-Brieuc, j’aime aussi tes fûts qui chantent, tes nombreuses passerelles qui relient l’art et les hommes, Robien à la gare, une vallée à une autre. J’aime aussi quand je dois forcer un peu plus fort sur les pédales de mon vélo pour arriver à bout d’une de tes putains de côte (et j’avoue quand même te haïr un peu lorsque je sens mon corps pleuvoir à cause de toi, mais je t’aime tellement au sommet, tu me donnes l’impression d’être Super Woman ou Bernard Hinault). Alors oui, j’aime tes vallées, et ton Valais, tes cabanons qui sont de véritables forteresses peuplées de gens au grand cœur, j’aime ton Légué, parce qu’on se demande toujours où est la mer, j’aime tes tunnels, j’aime ce pont qui veille sur les bateaux et qui fait attention au sens du vent, j’aime tes couchers de soleil sur la baie et ces nuages de mer qui te happent comme un papillon pris au piège. J’aime Gualez de Mézaubran et sa Villa (je vais essayer de pousser la chansonnette : c’est une maison rooose, au sommet de la colliiine, oui, bon, j’arrête…), j’aime ta plaine d’aventure et ses secrets, j’aime ta rue Saint-Gui et ses pavés, même si elle me fait un peu mal aux fesses quand je suis à vélo, j’aime tes illuminations et ta cathédrale, qui veille sur le marché, les galettes saucisse de Sonia, les crieurs de rue du samedi matin, cette cathédrale qui veille aussi sur les pianos bleus nocturnes, les transats sympathiques ou les granges chaleureuses. J’aime tes odeurs de kebab, tes fumets divins qui sortent des boulangeries ou des crémeries, j’aime tes anciennes halles où on se retrouve à boire des coups comme à la maison, et puis tes vieilles bâtisses, qu’on ne voit pas toujours, mais qui rappellent à chaque fois à quel point tu es belle. J’aime avoir l’impression d’être seule au monde lorsque je vais dans la Vallée de Gouédic, et j’aime quand j’y lève la tête et que je m’aperçois que la ville est là, tout près, avec ses briochins et ses briochines qui portent le nom tendre et sucré de ce qu’on dévore à pleines dents. Alors oui, les briochins et les briochines, parlons-en.

Saint-Brieuc, tu es la ville où on se fait forcément plein de copains. Il y a des foufous, des musiciens, des savants fous, des artistes, des qui changent le monde, des tas de cyclistes, des qui font bouger les choses, des utopistes, des réalistes, des anticonformistes, des fantaisistes.. J’arrête là, car la liste est longue, mais tu le sais aussi bien que moi :à chaque détour de rue, c’est un monde nouveau qui s’ouvre, et ami auditeur, n’hésite pas à t’y engouffrer.

En attendant, ma belle Saint-Brieuc, il est fort probable que je continue encore quelques années à savourer ta gastronomie en vadrouillant dans tes troquets (d’ailleurs Bernard si tu m’entends!), à déambuler ivre de vie dans tes festivals, Art Rock, Banc Public, les Mouettes, le Valais et j’en passe, ou tes salles de concert, à rencontrer encore tous ces briochins qui font la fierté de ce que tu es, ou à flâner sur les ouvrages de Harel de la Noé.

Alors pour 2017, je ne te souhaite que le meilleur, Saint-Brieuc mon amour (ah, mon oreillette me dit que ce nom a déjà été emprunté, excuse moi Eliott!). Alors Saint-Brieuc donc, je te souhaite donc des délires à n’en plus finir, et encore de belles histoires à écrire.

Et si la LGV arrive en 2017, moi, la LGV je l’ai tous les jours, oui, avec toi Saint-Brieuc, c’est la grande vie !

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